DUAL CITIZEN

L’enquête de perception utilisée pour l’édition 2018 du GGEI a été réalisée entre le 23 avril et le 2 juillet 2018, et a consisté à interroger des personnes ciblées sur leur évaluation de la performance verte de pays dans les quatre grandes dimensions : Leadership et changement climatique, Secteurs de l’efficacité énergétique, Marchés et investissements, et Environnement. Depuis sa première édition en 2010, Dual Citizen LLC a élaboré des listes spécifiques pour chacune de ces quatre dimensions avec des experts qualifiés travaillant à l’échelle internationale sur des questions pertinentes pour l’économie et la croissance vertes.

Indépendamment des résultats de l’enquête, ces travaux ont produit des informations précieuses sur le sujet. L’une de ces informations est le degré élevé d’incertitude sur la définition « d’économie verte » selon les zones géographiques, les secteurs et, en particulier, entre les différents types d’organisations et d’institutions (organisations internationales, société civile, secteur privé, etc.). Ces résultats renforcent la nécessité d’un cadre comme celui du GGEI afin de mieux comprendre les flux d’informations et la façon dont les perceptions sur les différents aspects de l’économie verte varient.

Un autre éclairage associé montre que si de nombreuses personnes et institutions travaillent sur des composantes sectorielles ou thématiques de l’économie verte, il n’y en a que très peu qui se consacrent à la production de connaissances et au renforcement des capacités à l’échelle nationale sur la question de l’économie verte elle-même (l’Initiative pour une économie verte d’ONU-Environnement, la Plateforme de connaissances sur la croissance verte, la Coalition économique verte et l’Institut mondial de la croissance verte constituent quatre exceptions). Cette réalité a obligé à segmenter l’enquête de perception du GGEI de 2018 pour constituer quatre groupes distincts de personnes interrogées, déterminés par la proximité de leurs travaux professionnels avec les quatre grandes dimensions du GGEI. Cette approche garantit des réponses mieux éclairées, de telle manière à ce qu’un individu ayant des connaissances sur la performance d’un secteur en matière d’économie verte (construction, transport, tourisme et énergie) ne se voit pas interrogé sur le classement de la performance environnementale dans des secteurs tels que l’agriculture ou la foresterie dans lesquels il n’a pas le même niveau d’expertise.

Les parties ci-après visent à fournir des informations générales et sur la transparence concernant l’enquête de perception du GGEI et ses résultats, ainsi qu’à apporter de plus amples explications sur les raisons pour lesquelles les perceptions sont importantes à mesurer et à comprendre, parallèlement à la performance économique verte.

Conception de l’enquête

Au sens large, la conception de l’enquête de perception du GGEI reflète celle de l’indice de performance. Pour chacune des grandes dimensions du GGEI (leadership et changement climatique, secteurs de l’efficacité énergétique, marchés et investissements, et environnement), l’enquête du GGEI vise à cerner les perceptions de la même valeur que celle mesurée dans l’indice de performance. Par exemple, l’indice de performance du GGEI mesure la performance en matière de changement climatique de chaque pays, et dans le cadre de l’enquête de perception, il est demandé aux personnes interrogées de choisir jusqu’à cinq pays qui, selon elles, obtiennent les meilleurs résultats dans ce domaine en particulier.

Lors de la conception d’une enquête comme celle-ci qui compare les perceptions avec la performance, il est important de poser les questions de manière à ce qu’elles correspondent le mieux à la valeur mesurée. À titre d’exemple, si la mesure de la performance renseigne sur la performance nationale à un moment précis dans le temps, mais que l’enquête de perception porte sur le classement des progrès réalisés dans le temps, il est fort possible que ces résultats varient. Ou, si la mesure de la performance calcule la performance d’une variable dont le sens peut différer selon les personnes interrogées (par exemple, il existe des interprétations divergentes dans le monde de la définition de « technologies propres »), les résultats seront probablement différents. Dans le cas de l’enquête du GGEI, nous avons fait notre possible pour aborder ces questions, ainsi que pour suivre les meilleures pratiques en matière de conception d’enquêtes publiées par l’American Association for Public Opinion Research (AAPOR). Remédier aux biais de l’enquête

Par définition, les perceptions contiendront inévitablement une certaine partialité. L’un des principaux atouts du GGEI est de comparer des perceptions à des performances, et de faire la lumière sur les lacunes afin que nos clients puissent mieux comprendre les stratégies et les tactiques les plus adaptées pour combler ces lacunes. En revanche, les concepteurs du GGEI s’emploient de manière rigoureuse à éliminer certaines formes de biais. Le premier biais consiste à exclure les membres des autorités publiques que nous interrogeons en nous assurant qu’ils ne soient pas inclus dans notre liste de distribution et en retirant tout résultat où les adresses d’entités publiques soient identifiables. Le deuxième concerne la recherche de personnes aussi qualifiées que possible pour répondre à nos enquêtes. Cela est important pour que ces personnes ne s’appuient pas sur des impressions générales au moment de faire leur choix de pays, mais fassent plutôt référence à des expériences réelles. Enfin, nous essayons de limiter le nombre de réponses d’individus qui ont donné leur avis dans le cadre du GGEI lors de précédentes éditions. Cela est important afin que le GGEI ne se contente pas de recouper les échantillons des années précédentes, mais propose plutôt une nouvelle sélection aléatoire de perceptions d’experts à chaque nouvelle enquête.

Certains indicateurs font, par nature, l’objet de biais positifs et négatifs. S’agissant de l’évaluation qualitative du chef d’État et des médias, menée dans le cadre du GGEI, les données sont probablement marquées par un biais positif, ce qui signifie que la plupart des pays obtiennent un score neutre ou positif. Cela pourrait être attribuable au fait que le terme « économie verte » soit principalement utilisé dans un contexte de débat concernant de nouvelles initiatives et politiques vertes (et non pas pour critiquer l’absence de ces dernières).

Un autre exemple de biais concerne les pays du GGEI qui, en raison de leur désignation officielle, risquent d’être moins reconnus par les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête. Le principal exemple de cela est Singapour, qui, en raison de son statut officiel de cité-État, peut pâtir d’une reconnaissance plus faible dans le cadre de l’enquête du GGEI, dans laquelle il était demandé aux personnes interrogées d’indiquer les pays ou les nations obtenant les meilleurs résultats.

Diffusion de l’enquête

L’enquête de perception du GGEI est réalisée en ligne et diffusée principalement par courriel ou via des listes de diffusion. Certes, cette approche a ses limites. Si, d’une part, elle permet une plus grande diffusion et l’obtention d’échantillons de plus grande taille, de l’autre, elle limite la mesure dans laquelle les perceptions des personnes interrogées peuvent être mieux comprises grâce à des questions complémentaires et à de petits groupes de discussion. Des améliorations comme celle-ci peuvent apporter des informations précieuses aux clients, et nous expliquons plus en détail ces possibilités dans le GGEI, à la section Customize.

L’édition 2018 du GGEI a également eu recours à une large communication via les médias sociaux, en particulier Twitter, afin de diffuser l’enquête de perception du GGEI. Outre la version en anglais, nous avons également diffusé des versions de l’enquête en français et en espagnol, et effectué des recherches supplémentaires pour atteindre des personnes résidant dans des pays dont la langue officielle est le français ou l’espagnol. Cette approche multilingue est un élément nouveau en 2018, et contribue à élargir les réponses et la diversité géographique du GGEI.

Personnes interrogées dans le cadre de l’enquête

L’enquête de perception du GGEI est de nature mondiale et consiste à sonder des milliers d’experts internationaux, spécialistes du changement climatique, des secteurs de l’efficacité énergétique, du plaidoyer en faveur de la croissance verte, des marchés des technologies propres et des différentes catégories environnementales, dont l’agriculture, l’eau, la pêche et les forêts. Les 3 363 réponses à l’édition 2018 de l’enquête ont été recueillies dans les zones géographiques suivantes :

Amérique du Nord 19 % - Europe 24 % - Asie 19 % - Amérique latine et Caraïbe 19 % - Afrique 15 % - Océanie 4 %.

Pondération des résultats de l’enquête

Les questions de l’enquête du GGEI reflétant les valeurs mesurées dans l’indice de performance du GGEI, il importe d’attribuer une pondération identique à chaque sous-catégorie constitutive d’un résultat agrégé. Par exemple, si l’indicateur Performance en matière de changement climatique de la dimension Leadership et changement climatique a une pondération de 50 %, la question de l’enquête de perception correspondante se verra également accorder une pondération de 50 %. Pour de plus amples détails sur notre approche de la pondération du GGEI, veuillez consulter la section Méthodologie. L’enquête de perception réalisée dans le cadre du GGEI est mondiale et mobilise des experts de presque tous les pays du monde pour les interroger sur leurs perceptions de la performance économique verte. Mais si les perceptions mondiales sont essentielles à la compréhension, les perceptions locales sont parfois plus importantes pour les décisions immédiates auxquelles sont confrontés les pouvoirs publics et les acteurs privés. Les enquêtes de perception localisées se fondent sur notre savoir-faire dans la conduite de l’enquête de perception du GGEI à l’échelle mondiale, mais adaptent ces connaissances à des contextes plus localisés. Une enquête de perception localisée intéressante pourrait être d’interroger des clients potentiels dans un pays donné sur leur demande de produits ou de services proposés par une multinationale envisageant d’investir. Un autre exemple pourrait être celui d’un ministère souhaitant sonder une partie de ses administrés pour mieux comprendre si les politiques économiques vertes mises en œuvre sont perçues par les consommateurs.